- Apprendre sa poésie (par le groupe d'aide du lundi soir)
-Toujours et jamais. (Paul Vincensini)
- Soleil couchant. (José Maria de Heredia).
- Dans Paris (Paul Eluard).
- Le renne du Père Noël (chanson).
- Hiver.
- Les animaux ont des ennuis (Jacques Prévert).
- Ode à Cassandre (Pierre de Ronsart).
- Fête foraine (Jacques Prévert).
- La Sorgue (René Char).
par guillaume leconte
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Toujours et jamais étaient toujours ensemble ne se quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village sur un tandem.
Toujours guidait Jamais pédalait.
C'est du moins ce que l'on supposait.
Ils avaient tous les deux une jolie casquette: l'une était noire à carreaux blanc, l'autre blanche à carreaux noirs. A cela on aurait pu les reconnaître; mais ils passaient toujours le soir et avec
la vitesse...
Certains les soupçonnaient non sans raison peut - être , d'échanger certains soirs leur casquette. Une autre particularité aurait dû les distinguer : l'un disait toujours bonjour,l' autre toujours
bonsoir . Mais on ne su jamais si c'était toujours qui disait bonjour, ou jamais qui disait bonsoir .
Paul Vincensini
par Lily, claire et manon
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Soleil couchant.
Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.
A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous la chaume qui fume;
Seul l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.
Alors, comme au fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.
L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail.
José Maria de Heredia
par Guillaume Leconte
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